Nouveautés

dimanche 14 février 2016

Ma saint Valentin à moi...

Cela fait bien longtemps que je ne suis pas venue écrire quelques lignes sur ce blog... Mais ce matin j'avais besoin d'un espace pour m'épancher.
Depuis ce matin les réseaux sociaux me m'envoient des brassées de coeurs à la figure. Normal puisque qu'en ce jour de Saint Valentin nous devons déborder d'amour... Heureux celles et ceux qui vivront une belle journée. Moi mon Valentin est au fond du lit, assommé artificiciellement par des anxiolitiques. Une fois de plus.
Oh ce n'est pas nouveau et cette situation je l'ai vécue un nombre incalculable de fois depuis 10 mois. Dix mois déjà que mon mari a sombré dans la dépression. Il a vu des psys, fait trois séjours en clinique, essayé divers traitements. Le dernier en date semblait fonctionner un peu mieux que les autres. Alors je commençais à croire qu'on allait peut-être s'en sortir. Il y a deux semaines il a même repris un boulot à 4/5e. Mais hier les idées noires et les ruminations ont repris le dessus.
De mon côté cela fait 10 mois que je morfle sans autre solution que de faire le dos rond et avancer. Forcément cette putain de maladie nous a mis dans une vraie galère financière. Une vraie de vraie. Une de celles qui t'empêchent de dormir car tu passes ton temps à jongler avec les comptes et les dettes. Heureusement certains d'entre vous m'achètent parfois un doudou: dites vous que vous faites presque oeuvre de bienfaisance car cela me permet de remplir le frigo ou de payer une semaine de cantine scolaire à mon ado...Mais là les forces commencent à manquer: 10 mois sans souffler une seule journée, sans légèreté, avec l'angoisse du lendemain ancrée dans le cerveau, cela a bien entamé mon capital énergie et je redoute le jour où je mettrai genou à terre malgré moi.
Allez, après cet instant confession, je m'en vais crocheter de nouveaux doudous. Et y y mettre tout l'amour possible en cette journée de Saint Valentin ♥



6 commentaires:

  1. Je ne savais pas tout ça ma kty. Je t'envoie du courage et espère que ton mari pourra se remettre. Plein de bisous

    RépondreSupprimer
  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  3. Douces pensées pour toi et ton mari...

    RépondreSupprimer
  4. Aie... je comprends et je compatis.
    J'ai moi-même combattu une dépression pendant près de 3 ans mais j'en suis sortie.
    D'après ton message, ton mari est dedans jusqu'au cou, mais je dois dire que je suis plutôt perplexe. Etant passée par là, je sais que les médicaments ne servent qu'à traiter les symptômes (loin de moi de dénigrer ces mêmes médicaments), et ne font effet qu'après plusieurs semaines (voire plusieurs mois).
    Les symptômes sont en fait le signe pour le malade que "quelque chose ne va pas" et lorsqu'ils atteignent leur paroxysme, empêchent littéralement de vivre. J'ai vécu l'anxiété passagère (et le déni de la maladie), puis les douleurs musculaires, plus insistantes, et enfin cette sensation que quelqu'un m'étranglait de ses deux mains, 24 heures sur 24, l'impossibilité de marcher, comme si ma tête disait stop à mon corps. Je ne pouvais plus dormir, aller au travail était un supplice, je voulais en finir juste pour me libérer de la douleur physique.
    D'après tes dires, ton mari se situe actuellement dans cette phase, et les médicaments servent justent à endormir ces douleurs.
    Mais les médicaments ont beaucoup d'effets secondaires: sautes d'humeur, perte d'appétit, somnolence, libido dans les chaussettes et... accoutumance. Alors Bye Bye la St-Valentin!
    Je m'en suis sortie avec beaucoup, beaucoup de pleurs. J'ai rencontré deux psys, avec lesquels cela ne cliquait pas du tout. La troisième, j'en suis ressortie en larmes mais j'avais enfin trouvé quelqu'un qui m'écoutait et avec qui j'acceptais de "m'ouvrir". Cela ne nécessite pas forcément des dizaines de séances, mais du travail personnel. Parallèlement à cela, je me suis remise tout tout doucement à avoir des activités "sportives"... j'ai commencé par 20 minutes de marche en forêt sans regarder derrière et sans me dire "j'y arriverai jamais".
    J'ai aussi continué à travailler, mais j'ai mis la pédale douce. C'est important de ne pas perdre pied, mais aussi d'avoir du temps pour soi.
    Je sais que c'est difficile pour toi (mon mari a vécu plus de 6 mois avec une vraie zombie), mais tu ne peux rien faire d'autre que lui démontrer ton amour par de petits gestes quotidiens et constants.
    La dépression est la résultante d'une combinaison de choses (deuil, éducation, traumatismes divers...) et le malade lui-même n'en connaît souvent pas les raisons exactes quand les symptômes se déclenchent.
    C'est difficile, je me suis sentie honteuse et je fuyais les autres pendant un bon bout, alors j'imagine que pour un homme, cela doit être plus dur encore. La virilité doit en prendre un sacré coup.

    Je ne sais pas si mon message t'aura éclairée, effrayée ou rassurée, mais je suis là en cas de besoin

    :)

    Catherine

    catetletigre@hotmail.com

    RépondreSupprimer